Discours à l’occasion du 1er mai 2021

Camarades!

Qui fait tourner les machines d’où jaillissent toutes les choses utiles?

Qui construit les immeubles où dorment les familles?

Qui pave les routes reliant les communautés et rassemblant les peuples?

Qui bâtit les ponts unissant les rives et unifiant le territoire?

Camarades!

Qui illumine les villages et les villes?

Qui convertit les rivières en courant électrique?

Qui fait couler le pétrole et raffine le carburant?

Qui connaît le secret des centrales atomiques?

Camarades!

Qui fait avancer les trains, voguer les navires, rouler les automobiles?

Qui transforme la matière et transporte les matériaux?

Qui distribue les biens dont les gens ont besoin?

Camarades!

Qui prépare la nourriture et surveille les provisions?

Qui s’occupe des malades et nettoie les cliniques?

Qui prend soin des enfants et chauffe les écoles?

Camarades!

Qui fabrique tout, mais ne possède rien?

Qui fait vivre le monde, mais ne peut vivre librement?

Qui a tout produit, mais demeure séparé de sa propre création?

Camarades!

C’est nous!

Nous, les travailleurs,

la majorité dépossédée,

les prolétaires du 21e siècle!

Aujourd’hui, le 1er mai 2021, nous prenons à nouveau la rue, partout sur la planète, pour exprimer une volonté tranchante : celle d’en finir avec l’injustice et de mettre un terme à l’exploitation du Travail par le Capital!

Nous manifestons parce que nous sommes conscients de former une classe immense, unifiée, internationale!

Parce que nous tenons entre nos mains toute la production, toute l’économie du monde!

Parce que nous avons l’expérience des luttes et des victoires passées!

Parce que nous avons les idées les plus justes et les plus claires!

Pendant tout le dernier siècle, alors que les monopoles se disputaient les marchés et que les impérialistes envoyaient leurs armées commettre des massacres;

alors que le capitalisme allait de crise en crise et que la minorité bourgeoise accaparait toutes les ressources vitales,

nous rendions possible, par notre travail, la vie collective et nous préparions la lutte pour mettre fin à l’anarchie du monde bourgeois : pour instaurer la paix commune et universelle.

Mais nous n’avons pas encore gagné! La bourgeoisie continue de piller, de saccager, d’exploiter, de semer le désordre!

Chacun le voit depuis un an! Les grandes puissances rivales ont laissé un virus redoutable se répandre comme une traînée de poudre sur la planète et faire des millions de morts évitables. Et maintenant, ces grandes puissances se montrent incapables de juguler cette pandémie monstrueuse de manière efficace et coordonnée.

Pendant que les travailleurs empêchent la société de s’effondrer, les capitalistes se disputent le matériel médical, font monter les prix, monopolisent les connaissances scientifiques, privent les populations pauvres de vaccins, rivalisent d’astuces pour renvoyer les ouvriers au travail dans des conditions dangereuses. Sans avoir rien maîtrisé, les classes dominantes relancent l’exploitation et aggravent l’épidémie.

Comme toujours, les peuples du monde font les frais de l’inefficacité absurde des bureaucraties capitalistes sclérosées, des gouvernements de bandits et d’hommes d’affaires, des grandes institutions soumises à la politique bourgeoise et paralysées par les contraintes de l’économie de marché.

Les limites de la concurrence, de la propriété privée et de la monopolisation de la production par le capital se manifestent brutalement : les masses s’appauvrissent et crèvent.

La pandémie prendra fin, mais après, il y aura d’autres crises!

Il y aura des chocs financiers violents!

Il y aura des attaques contre les forces productives!

Il y aura des guerres!

Le capital ne peut exister sans générer des secousses économiques sévères, sans alimenter les antagonismes inutiles, sans semer le chaos dans la production, sans appauvrir les travailleurs!

Aujourd’hui, nous crions : c’est assez!

Le pouvoir bourgeois doit céder la place à celui des producteurs véritables de la richesse,

à celui de la classe ouvrière et des masses laborieuses!

Aujourd’hui, nous manifestons!

Bientôt, nous déclencherons des révoltes bien plus fortes, des soulèvements prolongés,

des révolutions!

Nous abattrons les seigneurs de la société bourgeoise : les hommes d’affaires, les magnats de l’industrie privée, les barons du commerce, les rentiers, les spéculateurs, les financiers, les millionnaires et les milliardaires inutiles, et tout l’appareil d’État à leur service!

Nous formerons le nouveau gouvernement populaire, comme l’ont fait les ouvriers de la Commune de Paris il y a 150 ans; comme l’ont fait les révolutionnaires qui se sont hissés sur leurs épaules au 20e siècle en Russie et en Chine!

Nous forgerons l’humanité du futur, l’humanité libérée des classes sociales et de l’exploitation!

Vive le prolétariat mondial!

Vive la Journée internationale des travailleurs!

Vive la lutte pour le communisme!

Vive le PCR!